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Zack & Lili

Zack & Lili

Toi qui a le fou-rire facile et légèrement cynique, tout en aimant profiter des petits plaisirs de la vie, sois le "bienviendu" chez moi...


Il y a 11 ans...

Publié par happylili sur 6 Octobre 2012, 14:25pm

Catégories : #y a quand même des gens bien...

Facebook est mon ami. Parce qu'il me permet de savoir comment vont ceux que j'affectionne, parce qu'il me permet de tuer du temps (trop) avec des jeux addictifs, parce que grâce à lui je m'offre quelques minutes de gloire lorsque je poste des photos de mes créations et que mes copines crient au génie (ouais, elles sont cools mes copines, ou camées).

 

Facebook est aussi mon ami parce qu'il me permet de découvrir d'autres talents. Et aujourd'hui, je l'ai découverte, elle :

 

myveryownwonderland

 

Voici donc le blog d'une jeune maman - son Louveteau a 6 mois - qui partage avec nous son quotidien, ses dessins, et qui traverse une p*tain de dépression post-partum. Et moi de repartir 11 ans en arrière...

 

Il y a 11 ans, je couvais Fils Aîné. Pleine d'allégresse, mais aussi d'angoisse, d'appréhension, de doutes, de questions. De peur.

 

La dépression m'est tombée dessus comme une bouse sur une marguerite : douloureusement. Elle n'a pas attendu la naissance de mon poulet, elle s'est déclarée déjà pendant la grossesse. Elle s'est nourrie d'un deuil pas digéré, des tracas du quotidien qui prenaient des proportions inimaginables, et aussi (merci les connasses) des saloperies que mes deux ex-collègues m'ont fait bouffé non-stop pendant des mois.

 

Le point d'orgue, le "déclic" qui m'a fait plongé très bas, ç'a été la naissance plus que chaotique du crapaud. Une césarienne d'urgence parce qu'il était en train de mourir in utero, une hémorragie interne qui m'a ramenée au bloc quelques heures après et m'a fait penser qu'au moins, mon fils aurait un super papa si je venais à mourir (ce que je souhaitais), un allaitement difficile, des attitudes de l'entourage qui cherche à vous aider mais ne fait que vous enfoncer plus...

 

La maladie m'a tenue pendant 3 ans 1/2. Deux ans où j'ai absolument cherché à m'en sortir seule, où je n'acceptais pas, moi l'intelligente, moi la cultivée, de me laisser manger par un simple "mal-être" que je devais pouvoir surpasser. Puis 1 an 1/2 sous traitement médicamenteux, qui m'a sortie de cette mort de l'âme. Il aura quand même fallu que je voie mon homme craquer et éclater en sanglots pour me décider à demander de l'aide à mon médecin.

 

Le détachement dont souffre Hati, je ne l'ai ressenti que 2 jours. Il aura suffi qu'une sage-femme m'explique que tout s'était joué à quelques minutes pour mon fils, pour qu'explose dans ma poitrine un instinct animal dont je ne me serais jamais crue dotée. Mon fils, mon tout petit, avait failli mourir. Parce que la toxémie gravidique dont je souffrais n'avait pas été détectée par celle qui suivait ma grossesse. Parce que cette incapable hallucinait devant mes vergétures, mais ne s'inquiétait pas de me voir prendre 5 kilos d'eau en 1 mois...

 

Mon bébé, mon poids plume, nous avons mis 1 an à lui faire rattraper son retard de croissance in utero. Pendant un an, nous avons mis notre vie entre parenthèses, refusant les invitations, fermant souvent notre maison aux proches. La maladie me faisait voir chaque événement comme un danger potentiel pour mon enfant. Elle me faisait croire aussi que je ne méritais pas de l'avoir, et qu'on allait me le reprendre.

 

Je ne suis pas croyante, et pourtant je n'ai jamais autant prié de ma vie que ces années-là. Pour qu'on ne me prenne pas mon fils. La supplique "Pitié" aura été mon leitmotiv.

 

J'ai tellement voulu le protéger de tout que je l'ai étouffé. Les premiers mois de sa vie, même son papa n'avait pas le droit de l'approcher. Mon si tendre mari, qui aura (presque) tout supporté.

 

Aujourd'hui, je suis guérie. Je me sens forte, je me sens belle. Je sais que je commets des tonnes d'erreurs, mais je sais aussi que j'aime mes enfants plus que tout, plus que tous. Et je suis persuadée que cet amour leur donne la confiance en eux qui leur permettra d'être des hommes forts plus tard.

 

Je vais suivre le blog de Hati. Je vais le reprendre du début et certainement beaucoup pleurer. Et rire aussi, grâce à son humour et ses talents de dessinatrice. Et je vais la harceler de commentaires, pour qu'elle sache qu'elle n'est pas seule, et que l'on s'en sort.

 

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Lilie972 09/10/2012 21:49

C'est un passage que je redoute énormément... on sait que ça existe mais on ne sait ni quand, ni comment, ni pourquoi exactement !
Je sais qu'il est difficile d'en sortir, ma tante est l'exemple le plus flagrant...
Je sais qu'aujourd'hui tu vas mieux, je l'ai vu de mes yeux, cette joie de vivre, cet entrain, cet amour que tu donnes que tu partages ♥
Je te fais 1000 gros bisous ♥♥

happylili 09/10/2012 21:51



Merci ma Lilie !!


Et c'est parce qu'aujourd'hui je m'entoure de bonnes personnes, comme toi, que je me sens si forte et que je peux aussi aimer autant.


Donc merci d'être là

powings 07/10/2012 13:14

Quel article...et comme tu le dis si bien meme si ils sont rares, il y a deja gens biens et il faut le leur dire...et toi tu es quelqu'un de bien :)

happylili 07/10/2012 13:44



Oh, ça me touche beaucoup ma belle, merci beaucoup ^^



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